28.10.2008
Le choix de Bertrand Delanoë comme Premier secrétaire du Parti socialiste

Pendant le temps du débat sur les contributions, beaucoup de choses se sont dites sur le profil et le rôle du futur Premier secrétaire. Curieusement, venu le temps des motions et donc celui du choix par les militants, c’est à peine si cette question, majeure, n’est pas devenue un tabou. Elle est pourtant bien au cœur du choix des militants, dès le vote du 6 novembre sur les motions. Car l’élection d’un premier secrétaire n’a de sens qu’en lien avec une motion.
C’est pourquoi nous avons fait le choix de la transparence et de la clarté, y compris en ce qui concerne le candidat à la fonction de premier secrétaire.
Pendant le temps du débat sur les contributions, beaucoup de choses se sont dites sur le profil et le rôle du futur Premier secrétaire. Curieusement, venu le temps des motions et donc celui du choix par les militants, c’est à peine si cette question, majeure, n’est pas devenue un tabou. Elle est pourtant bien au cœur du choix des militants, dès le vote du 6 novembre sur les motions. Car l’élection d’un premier secrétaire n’a de sens qu’en lien avec une motion.
C’est pourquoi nous avons fait le choix de la transparence et de la clarté, y compris en ce qui concerne le candidat à la fonction de premier secrétaire.
Les signataires de la motion A se sont rassemblés autour de deux idées claires sur ce point (Page 27) :
1. « Nous avons besoin d’un Premier secrétaire fort, légitime, qui soit aussi le leader de l’opposition, le premier et le meilleur opposant à N. Sarkozy. Il ne peut donc pas être un simple point d’équilibre, le produit d’obscurs arrangements internes. Il doit être l’animateur qui a l’expérience et le sens du travail collectif pour faire exister une véritable direction et pour faire travailler TOUS les socialistes ensemble une fois les orientations tranchées. Nous voulons que le Parti socialiste soit dirigé par un militant, engagé dans ses instances, qui s’implique dans ses débats, qui sache organiser la réflexion, choisir et arbitrer, qui sache faire travailler les adhérents, qui les respecte.
2. « Le leadership dont nous avons besoin est celui du Parti. Il commence maintenant, en 2008. Il n’a donc rien à voir avec la question du futur candidat à l’élection présidentielle ».
Face à Sarkozy, à Bayrou, à Besancenot, qui tous misent sur notre échec, nous avons la responsabilité de sortir du congrès avec un dispositif de direction clair, fort, cohérent. Ce n’est pas par des stratégies d’empêchement, d’arrangement, ou d’attente que nous y parviendrons.
Nous avons besoin d’un chef d’équipe qui sache remettre le parti au travail, et qui saura l’incarner avec force comme leader de l’opposition.
Nous avons besoin d’un premier secrétaire qui connaisse et aime le parti socialiste, qui soit préparé à le diriger et qui dispose dores et déjà de la crédibilité nécessaire auprès des Français pour le représenter.
Maire de la plus grande ville de France qu’il a conquise sur la droite, refusant le cumul des mandats y compris dans le temps, il a su rassembler toute la gauche et tous les socialistes, même ceux qui l’avaient combattu au moment de la désignation. Pour mettre en œuvre une politique de progrès social, qu’il s’agisse du logement social, des transports, des services publics, de la municipalisation de l’eau, il a su faire gagner les alliances à gauche et rien qu’à gauche.
Bertrand Delanoë n’a pas cherché à écarter certains responsables de l’équipe municipale ou à faire pression sur eux parce qu’ils ne signent pas la même motion que lui dans le congrès. On aimerait voir une telle attitude dans toutes les collectivités locales de ceux qui se prétendent porteurs de la rénovation. Dans sa fédération, les votes ne sont pas verrouillés ; les militants sont libres et l’on n’a pas recours aux pratiques des votes « massifs » sur une seule motion.
Par son expérience et son parcours militant, Bertrand Delanoë incarne l’ambition que nous devons avoir pour redynamiser le Parti. Il est porteur d’une orientation assumée et cohérente. Il aime le débat mais il a aussi l’autorité nécessaire pour faire respecter les décisions collectives et d’abord celles des militants.
Voilà pourquoi nous souhaitons qu’il soit le prochain premier secrétaire du parti socialiste.
20:32 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, bertrand delanoë, congrès reims, ps, ps 29, finistère, motion a







Commentaires
Et Rocard en n°2 ???? Lamentable sa déclaration hier ! Ce n'est pas comme cela qu'on rassemblera les socialistes...
Ecrit par : steph | 30.10.2008
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