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30.09.2008

La présentation résumée de la motion

Vous trouverez en quelques lignes ce qui caractérise la démarche engagée autour de la motion "clarté courage créativité : une gauche conquérante pour redonner un espoir à la France"

Dans la crise grave que traverse notre pays, considérablement aggravée par la politique du pouvoir, notre devoir de socialistes est de réussir un grand congrès de Reims. Nous le devons aux Français, parce qu’il est essentiel que nous soyons une opposition efficace et utile à leur service, de nouveau en ordre de marche, cohérents et audibles, en capacité de préparer un projet ambitieux et crédible pour une gauche gagnante en 2012.

Et nous devons la clarté aux militants pour qu’ils se saisissent des grands choix à faire.

La motion dont le 1er signataire est Bertrand Delanoë est celle de la cohérence. Elle propose à la fois :
• Une orientation claire. La nôtre est celle du réformisme assumé, de l’efficacité de gauche au service du progrès social, de l’engagement européen pour peser dans la mondialisation, de la construction d’un nouvel Etat social prévoyant, de la promotion d’un nouveau modèle de développement qui articule croissance, justice sociale et écologie face aux défis du monde d’aujourd’hui et à la crise du capitalisme financier ;
• Une stratégie clarifiée et, pour nous, c’est sans ambiguïté le rassemblement à gauche ;
• Un Parti socialiste remis sur ses rails, profondément renouvelé dans son fonctionnement et ses instances ; un parti de militants où l’on retrouve le goût d’agir ensemble et où nul ne doit plus jamais se considérer au-dessus des décisions prises démocratiquement ;
• Une équipe de direction cohérente et un Premier secrétaire qui soit une voix forte et crédible pour l’opposition et qui fasse travailler tous les socialistes.

Le rassemblement qui s’est déjà opéré sur notre motion repose sur des convictions simples : la nécessité de redonner de la force au PS, de réapprendre à élaborer avec les syndicats, les associations, l’engagement que les militants soient en toutes circonstances respectés. Il en va de notre crédibilité.

Dans cet esprit, notre motion présente un ambitieux programme de travail, à mettre en œuvre dès le lendemain du congrès : avec, pour préparer notre projet, des conventions thématiques sur sept grands thèmes, qui seront décentralisées et tranchées par le vote militant.

Pour le mettre en œuvre, nous ferons vivre nos instances, à tous les niveaux, sur la base de l’engagement réel dans le travail et de la parité effective de toutes les instances.

Pour une gauche conquérante, nous appelons les militants socialistes à dégager, par leur vote, une majorité claire et forte, cohérente et unie qui permettra de rassembler tous les socialistes autour de l’orientation choisie.

En débattant sur le fond, en nous rassemblant sur des choix forts, retrouvons la fierté d’être socialistes ; redonnons un espoir à la France et préparons les conditions de la victoire de la gauche en 2012.

29.09.2008

Communiqué de Bertrand Delanoë suite au discours de Nicolas Sarkozy sur la crise économique

Le discours prononcé par Nicolas SARKOZY, près d’un mois après le début de la crise financière mondiale, est loin d’avoir apporté aux Français les réponses crédibles et concrètes qu’ils étaient en droit d’attendre.

Son appel à la « refondation du capitalisme », sa remise en cause de la « toute puissance du marché », sonnent comme autant de critiques implacables de la politique qu’il a menée depuis mai 2007. Quel crédit accorder à cette prise de conscience subite de la nécessité d’une forte régulation publique. Comment appeler à plus d’intervention de l’Etat dans le même temps où l’on lance la privatisation de la poste ? Comment prétendre avoir augmenté les pensions des retraités les plus modestes quand leur pouvoir d’achat a reculé en réalité de 2,4 % depuis un an. Comment revendiquer enfin le refus d’alourdir les impôts pesant sur les entreprises alors même que le Gouvernement a multiplié les nouvelles taxes au cours des derniers mois ?

L’intervention de Nicolas SARKOZY a surtout fait apparaître son impuissance : s’agissant de l’encadrement des rémunérations des dirigeants, le contrôle des établissements bancaires et des marchés financiers, la protection des épargnants et l’accès au crédit des PME, rien de concret ni d’opérationnel n’a été présenté. Alors que d’autres grandes économies européennes comme l’Allemagne et l’Espagne viennent de lancer de puissants plans de soutien à l’investissement, Nicolas Sarkozy nous renvoie à son paquet fiscal de 2007 en faisant semblant d’ignorer que celui-ci a creusé les déficits, favorisé la rente contre le travail et porté atteinte à la confiance des ménages.

Trois priorités auraient dû être au cœur d’une réponse efficace à la crise que nous traversons :
- proposer au niveau européen un ensemble de mesures d’encadrement et de contrôle strict des marchés financiers ;
- lancer un vaste plan d’investissement en faveur de l’économie de l’innovation, la création de nouvelles infrastructures de transport et le développement des économies d’énergie ;
- soutenir nos concitoyens face au recul de leur pouvoir d’achat en conditionnant les aides et exonérations aux entreprises à l’aboutissement des négociations sur les salaires.

Une fois de plus, Nicolas SARKOZY a cherché à répondre au désarroi des Français par des discours là où ils attendaient des actes. Au total, cette absence de réponses nouvelles et crédibles, ce refus de remettre en cause les mesures accordées inconsidérément depuis 16 mois aux catégories sociales les plus favorisées, aboutiront à laisser les salariés et les ménages encaisser seuls le choc de la crise.

Présentation de la contribution


22.09.2008

"Oui, il y a beaucoup d'idées au PS"

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